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L’artiste photographe Bunny Claude Massassa a pris part à une exposition à la Passerelle Centre d’art contemporain de Brest, en France. Cette exposition qui s’inscrit dans le festival photo baptisé Saison Africa 2020 qui a débuté le 11 juin dernier et qui prend fin le 11 septembre prochain a donné l’occasion à 14 photographes de présenter le monde d’un point de vue africain. 

14 artistes photographes issus des pays de l’Afrique centrale et de l’Ouest ont pris part à la saison 2020 du festival Africa qui s’est tenu au Centre d’art contemporain de Brest, dans l’hexagone. Sous le thème « Là où est la mer », cette exposition a mis en lumière le rapport entre l’humain et les eaux. En Afrique, l’eau ou la mer est porteuse de plusieurs dimensions symboliques. C’était donc l’occasion pour les artistes issus de ces pays côtiers africains de parler des mystères, des croyances, des problèmes, des dangers, voire de la richesse du continent. 

À travers ses oeuvres, Bunny Claude Massassa a voulu évoquer la situation de la femme africaine de manière générale, entre tradition, modernité. « Dans ces images, la femme porte le maquillage d’un rite initiatique de passage. Lorsqu’une femme est sous l’emprise de Mami Wata, elle est dite possédée ou considérée comme une sorcière par le groupe social auquel, d’une certaine matière, elle appartient tout en étant exclue (…) Réduite à l’état d’objet, elle peut être maltraitée, battue, abusée et violée sans que quiconque ne s’en tracasse véritablement », a-t-elle expliqué.  

Bunny Claude Massassa a en effet présenté une série de photos qui parlaient du silence des femmes africaines sur certains maux traumatisants à l’instar du viol, de l’inceste. Elle a par ailleurs évoqué la liberté des femmes africaines parfois sujettes aux aprioris et préjugés.