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Définie conventionnellement comme la baisse significative du pouvoir d’achat aux lendemains des fêtes de fin d’année, la Janviose est un néologisme, qui impacte le début d’année de plus d’un. Bienheureusement, cette période de « vache maigre » ponctuée par la crise sanitaire liée à la Covid-19 tire progressivement à sa vie, une nouvelle accueillie avec faste par les populations du Gabon.

« Après la fête c’est la défaite » énonce avec un brin d’humour un adage populaire au Gabon. Pour ainsi dire qu’une fois les dépenses faramineuses réalisées à l’occasion des fêtes de fin d’année, la réalité revient brutalement à chacun d’entre nous. À compter du 3 janvier de chaque nouvel an, le porte-monnaie des ménages se retrouve quasiment vide. On dit en jargon économique que « le pouvoir d’achat a chuté vertigineusement ».

Un état de santé financière inquiétant dont la conscience collective s’est accordée à donner un terme. Il s’agit de la « Janviose ».  Selon quelques riverains rencontrés ci et là, cette maladie abstraite aux effets concrets est caractérisée par une durée assez particulière des jours et donc le ralentissement du mois. D’aucuns s’amusent à dire que « Janvier a 90 jours ». Autre symptôme, la nervosité tous azimuts envers son prochain. De l’enfant à son partenaire de vie, pour les couples.

Banalisée, cette notion a pourtant un lien étroit avec la hausse des actes dramatiques en début d’année. Des suicides des ruptures émotionnelles aux pires vices, la majorité de la population gabonaise est victime de cette pathologie. Mais toute chose ayant une fin, « le moins le plus long » est en voie de s’achever. Et ce, avant que l’argent refasse surface.

En effet, il ne reste plus que 7 jours soit une semaine. Gageons que cet épisode difficile, aggravé par la crise sanitaire liée à la Covid-19, permettra désormais de gérer de manière optimale ses finances et ses dépenses le 25 décembre et le 31 décembre qui renvoient au Noël et à la Saint-Sylvestre.

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