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Le format album règne en maître sur l’industrie musicale alors qu’une grande majorité des albums produits par les majors ne sont pas rentables. Véritable proposition artistique ou format établi par défaut, cette prédominance interroge. Est-il toujours utile et pertinent de produire des albums ?

La musique se porte bien, mais les ventes rapportent moins et peu d’artistes peuvent réellement en vivre. Beaucoup s’en moquent, car ce sont les showcases et les concerts qui payent et non pas les albums. On peut en faire parce qu’on a envie, mais pas pour être riches. Dès lors, les albums ne sont plus des évidences mais ils s’inscrivent toujours dans une logique commerciale. 

En 2020, la plupart des artistes ne s’embarrassent pas de toutes ces considérations, des sorties d’albums ou d’un projet de plusieurs titres. Ils semblent aujourd’hui plus attachés à l’idée de publier de nouveaux morceaux que d’assouvir les ambitions artistiques ou même de laisser un « héritage musical » que pourront écouter leurs fans plus tard. 

Interrogé sur la question, Ba’Ponga a indiqué que l’une des causes est le rapide changement de tendance et la volonté d’être constant. « Le single est important aujourd’hui car la musique se consomme plus facilement et très vite donc les consommateurs de musique passent très vite à autre chose au vu de la quantité de production qui arrive chaque jour. Après, les albums doivent arriver parce qu’il s’agit d’un projet plus lourd qui va marquer une période. Ceux qui font les singles, le font pour rester compétitifs et ne pas disparaître car le temps d’attente entre deux albums peut être très long. » a-t-il déclaré au cours d’un entretien téléphonique.

L’industrie produit en masse, et le public peine à suivre. Dès lors, promouvoir les formats courts, c’est mettre toutes les chances de son côté pour s’assurer un créneau dans l’agenda d’écoute déjà surchargé des auditeurs.

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