De plus en plus pratiquée au Gabon, la dépigmentation de la peau est devenue un véritable problème de société. Les Gabonais s’y prêtent sans mesurer l’impact de cette pratique sur leur peau. Kwanza, khessal, le tcha, l’appellation de cette pratique diffère selon les pays mais les conséquences sur la peau restent les mêmes.

Selon le Dr. Andonaba,dermatologue et vénérologue Burkinabais, il s’agit de l’usage de produits dans le but de s’éclaircir la peau. Cet éclaircissement se fait par la destruction de petites cellules existant sous la peau. Or ce sont lesdites cellules, appelées mélanines, qui produisent du pigment noir. Lequel protège la peau contre les rayons solaires et les cancers de la peau. 

Mais voilà que de nos jours, des produits néfastes sont prisés au détriment de la santé. De l’abidjanaise à Rapid’clair en passant par Jaribu, nos marchés sont régulièrement pourvus en produits décapants. D’après une commerçante desdits produits, c’est le faible coût de production qui constituerait un marché porteur. « Les lotions éclaircissantes sont faites à partir de plusieurs mélanges de produits rapide et moins cher, c’est peut-être dangereux pour la peau mais il faut souffrir pour être belle », a-t-elle confié.

Toutefois, ces produits ne sont pas inoffensifs pour l’organisme humain. Mais leur complexe d’infériorité est supérieur. « Lorsque j’ai commencé à le faire, j’avais 16 ans. Aujourd’hui j’en ai 43. Vous pensez que c’est aussi facile d’arrêter ? Je ne m’imagine pas redevenir noire toute ma vie j’ai été brune et mon mari aime ça donc je ne vois pas où est le problème »,a indiqué une femme lambda.

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