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La danse, le style vestimentaire sont des éléments clés de l’identité  d’un groupe de personnes. Au Gabon, la plupart des jeunes optent  pour un langage propre à eux, ponctué de codes qui mettent en lumière leur génie créateur qui pourrait, bien exploité, être un outil de soft power.

Pantalons larges, longues chemises, le tout agrémenté par la célèbre « copa  adenko », c’est ainsi que le jeune gabonais se vêt au quotidien. Un ensemble de signes qui lui sont propres. Facilement assimilable à des « Ndoss » comprenez par là « un délinquant qui s’assume », ces derniers y tirent un malin plaisir.

Aussi étrange que cela puisse paraître, il s’agit d’un mouvement d’ensemble qui ne repose pourtant sur aucune communication formelle qui pourrait mettre la puce à l’oreille. Une sorte de bouche-à-oreille ou téléphone arabe. Dans les faits, ils ont un même langage quasi ordurier pour la haute classe, des expressions atypiques « Djoman » pour  désigner son interlocuteur.

Une sorte de richesse linguistique que Dodo Bouguendza avait consignée dans son œuvre sociale sur le « Toli Bangando ». Autant dire que cette culture informelle et innommée naissante qui devrait constituer leur plus-value à la créativité urbaine.D’ailleurs, le gouvernement gagnerait à mettre en place des cadres propices au développement de ces talents en herbe. Ainsi, la déperdition scolaire, la délinquance juvénile ne deviendraient qu’un choix et plus une conséquence.

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