C’est la tendance constatée chez beaucoup d’artistes gabonais. En effet, loin des sorties d’albums, les acteurs culturels privilégient désormais le hit du moment. Ce qui leur permettra de décrocher les contrats et d’être invités à tous les shows. Une attitude peu recommandable dans une industrie naissante amovible.

Véritables rituels, on ne peut pas y échapper. Chaque année, les hits se font connaître sur la route des vacances. De Ndo’Man avec #Elone 2.0 à Créol avec #bougie 144, chaque année arrive avec son lot de sons. Lesquels feront bouger bars et autres endroits de loisirs. Faisant de l’interprète l’artiste du moment. 

Cependant, avoir un hit est d’une facilité déconcertante. Pour ce faire, les artistes se livrent à un vagabondage musical en s’essayant à tous les genres musicaux. Une attitude risquée pour notre identité musicale. Fin connaisseur du milieu, le blogueur musical Thomy a donné son point de vue.

« 2Pac disait dans *Playa Cardz Right* « Tu ne dois pas courir après tout, tu dois être patient, tu dois savoir jouer les bonnes cartes ». Les artistes qui courent après le hit ne sont pas toujours motivés par l’idée d’une longue et solide carrière. C’est légitime mais à la longue ils ne réussiront jamais à se créer une réelle fan base. ils ne sont pas si ambitieux »,a-t-il déploré.

S’il est compréhensible de voir les uns et les autres s’essayer à tous les styles, de l’afro à la Ntcham, de l’ikoku à la pop, du R&b au rap, a pour conséquence de dénaturer l’artiste qui au final n’est que ruine de lui-même et va perdre de son temps, de son argent et parfois un peu de son public.