Comme partout ailleurs et plus précisément en Afrique, les parents demeurent partisans de la bastonnade dans l’éducation des enfants. Ils estiment que c’est pour leur bien.Selon santeplusmag.com, un enfant qui reçoit des fessées peut avoir des problèmes mentaux et devenir agressif. 

D’aucuns disent que c’est de l’exagération mais pourtant non. Pour Olivier Maurel, fondateur de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire en France, punir un enfant en le tapant ou en lui donnant la fessée est sans doute la meilleure manière de provoquer des traumatismes chez celui-ci.

Pour les parents gabonais en général, taper sur un enfant est la forme la plus instructive qu’il soit. « Quand tu bastonnes l’enfant il comprend que ce qu’il a fait n’est pas bien et qu’il ne doit plus recommencer. Nous-même nos parents nous ont tapés, nous ne sommes pas morts pour autant » a confié une mère de famille à Gabon Média Time.  

L’éducation africaine passe par ça. « Au contraire, nos parents nous ont bien tapés et cela nous a permis de devenir ces hommes et femmes que nous sommes » , a-t-elle renchérit. Selon les parents, le fouet est un élément intemporel et indispensable à la bonne éducation des enfants. 

D’après une étude publiée dans Pediatrics, les châtiments corporels à l’encontre des enfants, sont source de troubles de l’humeur, anxiété et d’addiction à la toxicomanie dans certains cas. Olivier Maurel, explique que la fessée peut être ressentie par l’organisme comme une agression engendrant le stress.

 Les hormones du stress peuvent avoir des méfaits physiologiques et psychologiques, en tant qu’elles s’en prennent au système digestif et aux neurones de certaines parties du cerveau, tout en affaiblissant le système immunitaire. Aussi, elles accroissent le risque des troubles mentaux ou encore un comportement agressif et certaines fois un état de déprime et anxieux chez l’enfant.

A cela s’ajoute, la perte de l’estime de soi. L’humiliation ressentie par l’enfant lorsqu’il reçoit un châtiment corporel, impacte son estime de soi et sa confiance. Il peut aller jusqu’à se persuader qu’il mérite cette correction et cesser de s’aimer. 

Toutefois, il est important de souligner la nécessité de réguler la fréquence et le degré de sévérité des châtiments corporels. En effet, comme précisé dans L’ANAE revue, un usage exceptionnel de la fessée n’a pas d’effet sur les comportements agressifs des enfants.