Avec la vente physique d’albums et de maxi singles en chute libre, l’exploitation de la musique sur des plateformes non payantes telles que Youtube, Tubidy, et l’absence des droits d’auteurs, l’industrie musicale gabonaise poursuit depuis des années une traversée du désert. Mais l’avènement des plateformes de streaming à l’instar de Gstore Music est perçu comme une bouée de sauvetage pour les artistes. Est-ce le début d’une industrie musicale forte? 

Les Gabonais sont-ils de plus en plus friands de la musique de leur pays? Depuis l’avènement des plateformes de streaming légales à l’instar de Gstore music, on observe une volonté des mélomanes gabonais d’acheter les oeuvres musicales des artistes locaux. Face à la population, les chiffres pourraient paraître insignifiants, mais c’est aussi là, une bonne opportunité pour les artistes d’évaluer la qualité de leur réalisation. 

On a pu le voir avec le double album de Lord Ekomy Ndong dévoilé en mai dernier. Le M16 a réalisé plus de 1000 exemplaires de son double après seulement un mois d’exploitation sur Gstore Music. Un succès sans pareil depuis l’avènement de l’ère du numérique au Gabon qui pourrait par ailleurs faire renaître l’espoir des artistes de bénéficier des fruits de leur art. C’est clairement le cas de Tris qui s’est récemment donné comme objectif d’obtenir un Gstore d’or avec son nouvel EP « Couronne et foulard ».

Gstoremusic a livré son top 10 des singles les plus vendus en exploitation sur son site pendant le mois de juillet. C’est le Flow du Sud qui domine le classement en ayant vendu 91 exemplaires de son single intitulé « Tout Nouveau Tout Beau » suivi par Yvy Real Killer avec son titre « La Formule » qui a comptabilisé 67 ventes. S’agissant du top des albums vendus en ce mois de Juillet, c’est Tris qui a réalisé le meilleurs chiffre, soit 135, après seulement 1 jour d’exploitation. Est-ce l’avènement d’une véritable industrie musicale du gabon? Qu’en pensez-vous?