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L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie maligne qui prend des proportions inquiétantes. En effet, le 29 octobre dernier, la communauté internationale a célébré la journée mondiale de cette pathologie qui selon la société française neuro-vasculaire fait environ 140 000 victimes avec un taux de prévalence de 25% . Pour ce faire, GMTme vous livre quelques symptômes avant coureur de ce tueur silencieux.

En effet, l’accident vasculaire cérébral se manifeste par des symptômes neurologiques brutaux. « C’est une caractéristique importante. Les pertes de fonctions neurologiques s’installent brutalement, d’une seconde à l’autre ou sur quelques minutes, parfois sur quelques heures mais soudainement » insiste notre interlocutrice.

Quels sont les 4 types de symptômes neurologiques de l’AVC ?

Les signes de l’AVC sont liés au défaut d’irrigation sanguine du cerveau. On identifie 4 types de symptômes neurologiques soudains.

Un mal de tête peut-il être le signe d’un AVC ?

Oui. « Un mal de tête très brutal, soudain, complètement inhabituel comme jamais on a ressenti, peut témoigner d’un AVC correspondant à une hémorragie méningée » répond le Pr Alamowitch. L’hémorragie méningée est différente de l’hémorragie intra-cérébrale. Elle caractérise la rupture d’un vaisseau sanguin dans les méninges qui enveloppent le cerveau alors que l’hémorragie « cérébrale » se produit à l’intérieur du cerveau. Sur les 20% d’hémorragies responsables d’AVC on compte environ 5% d’hémorragie méningées et 15% d’hémorragie cérébrale.

Les symptômes de l’AVC sont-ils différents chez l’enfant ?

L’AVC chez l’enfant est une situation exceptionnelle et peut être vraiment difficile à reconnaître. L’enfant a du mal à se bouger, est abattu. Chez l’adolescent, comme chez l’adulte ou le plus âgé, c’est la perte d’une fonction neurologique, langage, mouvement, qui alerte répond notre interlocuteur. En chiffres, moins de 1% des AVC surviennent chez les moins de 18 ans. Plus d’une fois sur deux, il n’est pas immédiatement diagnostiqué.

Les symptômes de l’AVC sont-ils différents chez les femmes ?

Les femmes sont parmi les premières victimes de l’AVC. « Elles vivent plus longtemps. L’âge augmentant le risque de faire un AVC, le poids des AVC est plus important chez elles » explique le médecin. Elles présentent des facteurs de risque spécifiques comme l’association pilule, tabagisme et migraine ; les périodes à risque d’AVC que sont la grossesse, ou après la ménopause ; la dépression et le stress psycho-social auxquels les femmes sont plus exposées que les hommes. ‹‹ Il n’y a pas de données de littérature montrant qu’il y a des symptômes différents de l’AVC chez la femme mais les femmes ont tendance à être moins attentives à elles et plus aux autres donc à moins s’alerter ›› commente le Pr. Alamowitch. 

Que faire en cas de symptômes d’AVC ?

Appeler le 15 immédiatement. Que l’AVC se présente par des symptômes sévères ou moins sévères, il reste une urgence absolue. Des symptômes peu sévères peuvent s’aggraver très rapidement. Pour soi ou si on est témoin d’un AVC  insiste la spécialiste. De cet appel découle la prise en charge. Il ne faut pas appeler le médecin traitant, cela peut faire perdre des minutes précieuses.

Pour traiter un AVC, il faut savoir s’il est dû à une artère bouchée ou rompue. Seul l’examen du cerveau IRM ou scanner permet de le savoir et cet examen est à réaliser en urgence à l’hôpital. Le patient sera amené dans une unité de soins Neuro-Vasculaires spécialisée en AVC. Dans le traitement d’un AVC, Il faut rétablir aussi vite que possible le flux sanguin pour limiter les séquelles sur le cerveau, explique le Pr. Igor Sibon, Président de la SFNV et Chef du département de neurologie-CHU de Bordeaux.

Si en France l’accident vasculaire cérébral (AVC) à un taux de prévalence de 25% aussi bien chez les jeunes que chez les personnes, il n’en demeure pas moins qu’au Gabon cette maladie devient inquiétante vu les 42% de prévalence.

Pierre Essono

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