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Alors que l’industrie du divertissement gabonais tend à disparaître, il est de plus en plus d’acteurs culturels qui opèrent une reconversion à 360° vers le pays de DJ Arafat. En effet, censés être des ambassadeurs de la culture vert-jaune-bleu, certains sont devenus des répliques ivoirisées pour semble-t-il plaire à ce public qui sait créer des stars.

Expressions, accoutrements, mode de communication, tout y passe. Les acteurs de la culture gabonaise semblent avoir trébuché dans la sauce Attiéké. Artistes chanteurs, compositeurs, tous veulent développer les thématiques prenantes dans l’industrie ivoirienne. « Le goût de ça » voire « le goumin » sont des termes propres aux Ivoiriens qui ont été internationalisés dans les productions locales.

À telle enseigne que la « touche gaboma » a progressivement disparu. De Shan’L à Créol, le style musical est fortement imbibé de sonorités ivoiriennes. Plus récemment, ce sont les rappeurs NG Bling et FANG qui ont décidé de faire à l’abidjanaise. Le dernier cité s’est mis au coupé décalé dans  « Abusé ». Une réussite selon la critique qui a bien accueilli le titre.

Pourtant cette mutation insoupçonnée, il y a quelques années, peut s’avérer dangereuse pour le Gabon. Et pour cause, comment conserver l’authenticité culturelle si ses ambassadeurs sont épris d’une autre ? L’équation à résoudre. Bienheureusement, les vibes Ikoku et Elone prennent leur envol. Que dire du « Massama Style » qui conserve une belle cote chez les jeunes. 

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