La douche vaginale est une pratique à oublier définitivement. Nettoyer le vagin que ce soit avec de l’eau simple ou avec des produits spécifiques dérègle le fonctionnement de la flore vaginale d’après certaines études scientifiques. Toute chose qui favorise la prolifération et le développement des mycoses et des infections.

Selon les études de certains scientifiques, une toilette intime régulière multiplie par deux le risque d’infections. La pratique de la douche vaginale est fortement déconseillée. Ainsi que l’utilisation des savons et gels intimes pour éviter le bouleversement de l’équilibre bactérien du vagin qui favorise les mycoses et vaginoses.

La toilette intime

 ou encore l’hygiène intime, est cette action de rendre propre ses parties génitales.  « Oui, la vulve, il faut la nettoyer mais la partie interne, on ne la nettoie pas . Le vagin, on ne le nettoie pas », a souligné le Dr. Elhadj Mamoudou Bah, gynécologue-obstétricien et enseignant à la Faculté de Médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. 

Pour ce faire, plusieurs femmes s’adonnent à des pratiques de nettoyage peu recommandables du point de vue scientifique. « Si l’équilibre du vagin est modifié, cela expose  la femme à des infections graves qui peuvent même aboutir à des infertilités, voire même des stérilités », a précisé le Dr. Elhadj Mamoudou Bah. 

En effet, d’après la science, la toilette intime pourrait introduire dans le vagin des substances qui peuvent dérégler l’activité hormonale chez la gent féminine. Et plus grave encore. Une étude américaine, publiée dans la revue Epidemiology, vient noircir un peu plus le tableau. Selon les scientifiques américains, une douche intime permanente est favorable au développement d’un cancer de l’ovaire. 

Les chercheurs du National Institute of Environmental Health Science (Etats-Unis) ont analysé en 2014 les données de 41654 femmes âgées de 35 à 74 ans. Elles ont été amenées à mentionner quels emplois elles faisaient des produits d’hygiène intime et leur fréquence d’utilisation. Les résultats de 6 ans de suivi ont mentionné 154 cas de cancer de l’ovaire diagnostiqués.

Il y a des bactéries qui vivent dans le vagin qui le nettoie. Il s’auto-nettoie. « Des glandes au niveau du col de l’utérus sécrètent du mucus. Cela va faire comme un tapis roulant qui élimine les débris », décrit le Dr. Jean-Marc Bohbot, infectiologue, à l’Institut Alfred Fournier de Paris.