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De Massassi du groupe Hay’oe, à Jo Da Crazy Boy autrefois producteur, animateur et surtout rappeur, en passant par Yves St. l’Amour du groupe Conscience noire, le Gabon a connu d’innombrables talents musicaux. Une vie bien loin de la musique dorénavant, la fanbase de ces artistes d’autrefois se demande ce qu’ils sont devenus.

Père de famille pour certains et maris pour d’autres, ces artistes des années 90 sont inévitablement passés à autre chose. 

  1. De Massassi le hip-hopeur à bureaucrate

Max-Samuel Oboumadjogo, autrefois « Popzek Massassi », leader vocal du mythique Hay’oe évolue désormais dans le milieu politique de ce même gouvernement qu’il dénonçait auparavant. Dans le titre Alerte rouge, « On m’apprend que le pays n’a plus de réserves de pétrole, on m’apprend aussi que le bois est fini, on a tout mis au sol. Il faut impérativement reconsidérer nos priorités, il faut qu’on ose, qu’on forme des hommes pour la prospérité », clamait-il. Aujourd’hui, il semble qu’il ait lui-même reconsidéré ses priorités. 

  1. Jo Dioumy a étouffé Da Crazy 

De même, pour celui qui scandait « Shooter babylone ». Jo Da Crazy Boy de son vrai nom Jo Dioumy Moubassangou. Cette icône du 2H vert-jaune-bleu est lui aussi devenu un acteur politique. Une controverse lorsque dans le titre « La cour des grands » avec Ba’ponga et B-Good le Rasta il dénonçait le système meurtrier. Babylone qui représente le système politique. Finalement, Jo a rejoint ce même système en sa qualité de porte-parole du Parti Démocratique Gabonais (PDG). Qui l’aurait cru ? 

  1. Yves St.L’Amour « le show gars » fait désormais les Stand-up

Il a vraisemblablement poursuivi dans ce qui faisait de lui un Maître de cérémonie (MC). Porte voix du bas peuple. Oui, après avoir éveillé les consciences des noirs, le premier Tchizo du Gabon a revêtu la tunique de journaliste reporter. C’est dans l’équipe de la chaîne nationale que le prince de Ntoum fait des Stand-up derrière la caméra. Autrefois, conteur d’histoires réelles ou imaginaires dans sa musique, Yves Oyono continue de raconter des faits société sinon informer la population gabonaise.