Victime d’injures racistes, l’attaquant gabonais de Saint-Etienne en ligue 1 a choisi la sagesse pour répondre à ses détracteurs. En effet, Denis Bouanga a donné un véritable cours d’humanisme. Une réponse d’anthologie !

Le dimanche 04 avril, le footballeur a, sur son compte Snapchat, reçu une vidéo de plusieurs  « Magic fans » dans laquelle l’un d’entre eux a au nom de tous tenu des propos racistes et xénophobes à son encontre. Ce n’est certainement pas le premier à être la cible de ce genre d’attaque mais Denis Bouanga a fait preuve de sagesse dans sa réponse à ces propos. 

Ce n’est qu’après la victoire de Saint-Étienne contre Bordeaux de 4 buts à 1 que le Gabonais a finalement rétorqué sur un de ses réseaux sociaux. Relancé sur son compte Twitter ce message  « fort » a été retweeté à hauteur de 1 328 fois, aimé à 7 947 reprises et commenté 181 fois. C’est dire à quel point il a fait preuve de maturité surtout face à des propos limite « haineux ». 

 « Ma mère est blanche, je suis métisse. Ma femme est blanche, mon fils est métisse, ma fille est métisse. Nous sommes le fruit du métissage. La race ? Quelle race ? Nous sommes des êtres humains, ce fruit de la tolérance, de la bienveillance, de l’amour  », a-t-il précisé avant de renchérir son propos. 

 « J’ai pris connaissance en fin de semaine d’une vidéo nauséabonde qui fait peine pour les auteurs. Ça m’a choqué, surpris mais j’ai le cuir épais. On vit une saison complexe, je vis une saison complexe mais je sais que la terre verte n’a rien à voir avec le racisme, la xénophobie », a-t-il martelé. 

Si Denis Bouanga a incité les internautes à ne pas tenir compte de cette vidéo « ne généralisons pas un fait minoritaire, laissons ces gens dans l’obscurité », il a néanmoins insisté sur le fait que ces actions sont à punir pour servir d’exemple.  « Je n’ai aucun esprit de vengeance mais pour dire stop et mettre fin à ces messages haineux, il faut que la sanction soit exemplaire ». Pour ce faire, les deux présidents de l’ASSE ont d’ors et déjà déposé une plainte contre X devant les tribunaux.