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Réseau social de partage de photos et vidéos à audience quantitative, Instagram qui comptabilise pas moins de 388 millions d’abonnés dans le monde, s’avère néfaste pour la santé mentale de certains de ces utilisateurs, notamment les jeunes filles. C’est que révèle une étude menée par des chercheurs au sein de Facebook, la maison mère de l’application, et rendue publique le 13 septembre dernier par le Wall Street journal.

Réunissant à la fois peoples, hommes politiques, influenceurs, sportifs qui comptent des milliers, voire des millions de followers, Instagram est devenu en quelques années le réseau social des VIP par excellence. Attirant de plus en plus de jeunes filles en mal de popularité qui n’hésitent pas à se dénuder pour engranger à leur tour likes et followers, le réseau social serait de plus en plus nuisible pour la santé mentale de ces demoiselles. 

En effet, comme l’a révélé, le lundi 13 septembre 2021, une étude menée par les chercheurs de Facebook,  la majorité des jeunes filles utilisatrices d’Instagram dont l’âge varie entre 16 et 22 ans, seraient exposées à plusieurs troubles. Parmi eux, augmentation de l’anxiété, de la dépression, des troubles du comportement alimentaire ou encore des pensées suicidaires. Pis, selon les chiffres avancés par l’étude, 13 % des jeunes Britanniques et 6 % des Américaines ont déjà émis le souhait de mettre fin à leurs jours sur Instagram.  

Cercle vicieux pour les adolescentes car selon cette même étude, « les jeunes personnes sont conscientes qu’Instagram nuit à leur santé mentale, mais se sentent obligées d’y passer du temps de peur de rater quelque chose, une tendance culturelle ou sociale », ce réseau social prisé par les VIP a également un impact sur l’estime de soi chez ces jeunes filles, puisque 40 % des utilisatrices d’Instagram se sentent « peu attirantes » depuis qu’elles utilisent la plateforme.

Cette étude qui fait la démonstration de l’impact négatif de certains réseaux sociaux, notamment Instagram sur le quotidien des jeunes filles, ne devrait pas laisser les autorités gabonaises insensibles. Surtout au regard de l’importance que ces plateformes numériques occupent ces dernières années dans le quotidien de la jeunesse. 

Esther Kengue

Journaliste stagiaire

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