Consommer de l’alcool est dangereux pour la santé quelle qu’en soit la quantité. C’est la conclusion d’une expertise collective de l’Institut français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur la réduction des dommages associés à l’alcool. Selon les chercheurs: « toute consommation, même faible, a un effet délétère pour la santé »

Un peu de vin dans le corps ne ferait du mal à personne. Ce genre de phrase que l’on a pour habitude d’écouter ça et là serait peut être à bannir.  Et pour cause, une étude menée par l’Inserm sur la réduction des dommages associés à l’alcool révèle qu’il n’existe pas de seuil en dessous duquel l’alcool serait sans risque pour la santé. 

Au diable le célèbre slogan « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération ». Il ne s’agirait que d’une campagne commerciale que d’une réelle mise en garde quant à l’exposition aux dégâts. Selon le site d’information africanews.fr, en 2017, le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la consommation d’alcool dans le monde classe le Gabon en tête de liste. 

« À l‘échelle africaine, le Gabon arrive en tête des pays africains étudiés avec une moyenne de 9,01 litres d’alcool pur par an et par habitant de plus de 15 ans ». La consommation d’alcool est responsable directement ou indirectement d’une soixantaine de maladies, dont les cancers et les maladies cardiovasculaires.

Elle est le troisième facteur de risque de maladie dans le monde. Selon l’OMS, « l’usage nocif de l’alcool entraîne 2,5 millions de décès chaque année, en grande partie parmi les jeunes ». Pour le directeur du groupe de recherche sur l’alcool de l’Inserm « il faut arrêter de dire que l’alcool c’est bon pour le cœur en parlant du vin rouge », a martelé le professeur Mickaël Naassila.